Alex Giona (jeux équestres)
C’est une belle aventure que nous fait découvrir le festival en invitant Alex Giona et ses chevaux. Son père Osvaldo Caniato (1) était une sorte de gentleman farmer, sa mère, Beatrice, était architecte. Ils occupaient une sorte d’hacienda, qui tenait à la fois du gite rural, de la ferme bio et du centre équestre. On y élevait des chevaux, proposait des promenades à cheval. Des spectacles en costumes historiques étaient organisés à l’intention des écoles ou des touristes et la famille participait à des fêtes équestres locales Avec ses fils Alessandro (Alex), Pierantonio et le petit Gianluca, Osvaldo se mit à dresser les chevaux en suivant une méthode douce, recourant même, parfois, au dialecte vénitien. Le hasard mit sur leur route Antonio Giarola, expert en matière de cirque et d’art équestre et metteur en scène de nombreux spectacles, comme celui du dernier Salon du Cheval à Paris. Antonio cherchait des attractions pour le Fieracavali qu’il organise chaque année à Vérone. Le spectacle des Giona lui plut mais, pour lui, il manquait encore de sens artistique. A cette époque, les spécialistes considéraient que le sommet de l’art équestre se trouvait dans les prestations de Lorenzo. A partir du concept de la Poste Hongroise, ce Camarguais avait imaginé une série de variantes extraordinaires. Le projet qu’Antonio et les Giona firent murir voulait s’inscrire dans une tonalité plus recueillie, plus douce en générant une ambiance poétique naturelle. Les résultats ne se firent pas attendre et, en octobre 2007, naquit « Horselyric » une création qui d’emblée souleva l’enthousiasme lors du festival à Citta di Latina. Le succès se poursuivit au Gala d’Or de Fieracavalli. La consécration arriva avec le Clown d’argent obtenu au Festival International de Monte-Carlo en janvier 2009. Depuis, Alex Giona parcourt le monde avec ses chevaux blancs. On l’a vu au Festival International du Cirque de Grenoble (2009), au Kronebau de Munich en février 2010, au Golden Circus de Rome (2011).
Le numéro dégage une ambiance de sérénité presque spirituelle, Alex accueille ses chevaux l’un après l’autres, court avec eux pied nus avant de se tenir debout sur deux d’entre eux pour diriger leur rotation en les maintenant sur une seule ligne.
Un magnifique exemple de complicité entre l’homme et le cheval, ceux qui ont pu le voir répéter ne le démentiront pas.
(1) Giona est le nom du lieu où est installé leur centre équestre près de Castelgugliemo en Vénétie.